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Et si on méditait à l'école ?

Dernière mise à jour : 2 nov. 2021



La méditation à l’école est une approche de plus en plus partagée dans différents centres scolaires. En effet, elle trouve naturellement sa place en tant que pause, comme un temps calme et un retour au silence, mais aussi lors des moments d’apprentissage qui requièrent de la concentration. Sa présence à l’école est un sujet de plus en plus discuté dans la société, notamment auprès de nos députés qui votent les lois.


Ces derniers, par l’entremise du député LREM Gaël Le Bohec, militent pour ce changement d’approche. C’est ainsi que des séances de méditation de pleine conscience ont été mises en place pour les députés qui le souhaitent.


En ce qui concerne notre sujet, la méditation à l’école aide à réduire le stress, améliore la concentration, accroit la focalisation et développe la confiance. Elle favorise l’équilibre émotionnel général.

Une expérimentation est en cours depuis 2019 à La Rochelle. Voici le témoignage de Gaëlle Chetelat, neuroscientifique :


“Depuis la rentrée 2019, La Rochelle est la première ville européenne à offrir un programme d'initiation à la méditation à l'ensemble des 5000 enfants qui y sont scolarisés. Gaëlle Chetelat, neuroscientifique spécialiste de la méditation, rappelle que la méditation "va améliorer les capacités intentionnelles et de régulation des émotions". Cette dernière trouverait salutaire qu'elle soit enseignée systématiquement à l'école, tous les jours. "Peut-être le matin avant de commencer les cours", suggère-t-elle.


Mais attention, la qualité de la pratique ne doit surtout pas être négligée : la formation des enseignants doit donc être prise très au sérieux. "La méditation, c'est un entraînement mental et on ne peut pas savoir ce qu'il se passe dans le cerveau de ces enfants pendant qu'ils sont en train de pratiquer", explique Gaëlle Chetelat. “


Selon diverses approches psychologiques et neuroscientifiques, nous sommes constitués de programmes que nous mettons en place en toute situation. Changer les programmes avec lesquels nous avons toujours fonctionné modifie notre perception des autres et de nous-même. Elle change notre vision du monde, qui est colorée par nos valeurs et nos croyances.

Ces programmes correspondent à nos automatismes de vie, à nos schémas préférentiels de réactions, et à l’histoire que nous perpétuons de génération en génération.

Au vu de ce constat, la méditation trouve toute sa place.

C’est une pratique qui permet d’apprendre, entre autres, à entrainer son esprit et à rester concentré sur une seule chose : l’essentiel.

Les résultats des recherches en neurosciences ont démontré les bénéfices que les enfants pouvaient en retirer : meilleure interaction sociale, contrôle accru des émotions, diminution de l’anxiété et augmentation de l’estime de soi.

Les neurosciences sont le changement que nous n’avions pas vu venir. C’est la science du bon sens, emballée de manière colorée et présentée de manière imaginative.

Les neurosciences ont maintes fois démontré les effets constructifs de la méditation dans notre changement de paradigme.

La méditation est souvent présentée comme une pratique spirituelle ésotérique, parfois même religieuse, mais elle est beaucoup plus que cela. Nous sommes tous, à différents moments de nos vies, plongé dans des états méditatifs, que nous en ayons conscience ou non. Par exemple lorsque que nous lisons, regardons un paysage qui nous émerveille, lorsque l’on se perd dans nos pensées, ou entièrement plongés dans une de nos occupations…


En fonction de notre histoire et de nos croyances, nous pouvons vivre la pratique qui nous sied le mieux par le biais d’accompagnements et de conseils instructifs.

La méditation étant laïcisée, elle peut s’intégrer dans n’importe quel programme scolaire.

Ses avantages sont multiples ; ils offrent par exemple une meilleure concentration et capacité à gérer ses émotions, ainsi qu’une re-connexion à son moi intérieur.


Franck




Source : ouest France, journal officiel.




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